MARC  LABOURET

Guénon et la Franc-maçonnerie

   Je fais trop court pour que ce soit une étude exhaustive. Mais trop long pour un mouvement d’humeur. Mon souhait est de démystifier un auteur qui a encore de nombreux dévots, y compris parmi les francs-maçons, et, plus étonnant encore, les franc-maçonnes. Mon intention est d’y consacrer quatre articles :
   1. Guénon et la Franc-maçonnerie : l’incompatibilité (ci-après) ;
   2. Guénon et l’orient : une vision orientée ;
   3. L’idéologie réactionnaire : de Joseph de Maistre aux nazis ;
   4. Les trucs du bateleur.
   Comme ailleurs sur mon site, j’encourage mes lecteurs à se faire une idée par eux-mêmes. Ils peuvent évidemment lire les œuvres même de Guénon, malgré le mal que j’en pense. Mais plusieurs sites et blogs sont judicieusement critiques, en analysant beaucoup plus et mieux que moi chaque aspect de l’auteur.

a. Erreurs multiples en symbolique

   Guénon n'a pas écrit une théorie d'ensemble, ni une analyse systématique de la symbolique maçonnique. Il confond d'ailleurs symbolique et symbolisme, n'utilisant que le second de ces termes. Il n'a publié que des articles sur des symboles particuliers. Ils peuvent sembler anecdotiques, presque en marge des théories guénoniennes. Au fond, ce ne sont que des illustrations des prétendues convergences entre symbolique maçonnique et sources diverses, de préférence «oorientales » (pour ce que ça veut dire chez Guénon). Elles sont censées prouver l’existence d’une tradition primordiale et la continuité initiatique de la franc-maçonnerie depuis ces temps immémoriaux. Si tel ou tel exemple n’est pas convaincant, cela ne jette pas pour autant un discrédit absolu sur la théorie générale, que je critiquerai ailleurs.

   Certains de ces articles contiennent des commentaires intéressants, parfois bien documentés. Mais il y est aussi assez facile de relever contre-sens involontaires ou volontaires. Et ces erreurs, si évidentes dès qu’on a été un peu initié à l’histoire et aux significations rituelles des symboles maçonniques, permettent de briser d’entrée de jeu l’icône d’un Guénon infaillible et inspiré.

   Avant de considérer ces approches de détails de la symbolique maçonnique, il convient, précisément, de s’interroger sur la pertinence de la méthode elle-même. Guénon ne cherche pas, à partir du symbole, ses explications possibles (ce que pourrait être la démarche, proprement herméneutique, d'une planche symbolique en loge). Tout au contraire, ayant repéré dans une tradition orientale une vague analogie avec un symbole maçonnique, il va s'employer à y trouver une parenté. En outre, vu cette "méthode", il va sans dire que Guénon ne retient que des symboles susceptibles de confirmer sa doctrine. Les autres sont passés sous silence. C’est une sélection, qui n’a rien de systématique, ni même aucune règle logique de comparaison. Dans cette sélection, point de hiérarchie. Les symboles retenus semblent jugés d’importance équivalente. Ce qu'ils ont en commun aussi : avec cette logique, la grue et le canard sont analogues puisqu'ils ont des ailes, le musicien et le canard aussi puisqu'ils font des couacs, donc la grue est analogue au musicien. Les autres symboles, pour lesquels il n’a rien trouvé, que sont-ils et d’où viennent-ils ? Ne sont-ils pas dignes d’intérêt ? Ont-ils une origine moins ancienne ? Questions sans réponse. 

   Mais s’il existe des symboles récents, cela contredit toute la théorie guénonienne du symbole, qui se doit d’être d’origine supra-naturelle et immémoriale. Au nom de quoi prétendre que certains échappent à la règle ? De plus, non seulement Guénon isole de leur contexte  les symboles qui lui plaisent, mais c’est pour les rapprocher d’autres symboles, extraits eux aussi de leurs contextes religieux, sociaux et historiques. Guénon semble ignorer qu’un symbole prend sens parmi ceux qui l’entourent dans un même cadre cohérent. C’est aussi vrai des symboles maçonniques que des symboles hindous, musulmans ou jivaro. On peut trouver des parentés entre tout et n'importe quoi, c'est comme de dire qu'il y a chez les Beatles des notes qu'on a déjà entendues chez Bach. C'est à l'évidence une trace incontestable de la transmission initiatique.

   Entre contresens manifestes et fantasmes inutiles, on peut considérer comme nulles et non avenues les élucubrations guénoniennes concernant notamment : l’acacia, le carré long, le chiffre, l’épée, l’équerre, la hache, Hiram, le lac (sic) d’amour, la loge, la quadrature du cercle, la lettre G... Je ne vous renvoie évidemment pas à ses œuvres néfastes pour en trouver d’autres. Cela prête souvent à rire ! Quand par exemple Guénon explique l’emplacement des sièges dans le local maçonnique par le danger qu’il y a à s’asseoir en face du gourou... Je ne ferai pas les démonstrations symbole par symbole. Un seul exemple : l'épée, qu'il rattache à la plus haute antiquité, a été introduite dans la Franc-maçonnerie française par son troisième gand-maître Lord Derwentwater ; elle reste absente de la maçonnerie britannique.

   On doit à Umberto Eco un pastiche désopilant du symbolisme guénonien dans Comment voyager avec un saumon. Dans cette parodie, Eco applique la « méthode » guénonienne au suppositoire.

   En étant indulgent, on peut attribuer ces nombreux contresens aux insuffisances des connaissances de Guénon. On verra plus loin que cette excuse n’est pas sans fondement. Si en revanche on met très haut l’érudition du personnage, souvent affirmée dans d’autres travaux, les erreurs de symbolisme jettent le doute sur son intelligence ou sur sa sincérité.

   Naturellement, ces fautes de détail, aussi nombreuses soient-elles, ne prouvent pas que sa doctrine d’ensemble soit fausse. Qu’on pense aux bourdes scientifiques de Descartes quand il prétend appliquer sa méthode... Pourtant, la critique logique doit précéder la critique idéologique, parce qu’il faudra voir si ces erreurs ne s’expliquent pas par la théorie qui les sous-tend. Auquel cas elles en prouveraient la faiblesse, le caractère partiel et le caractère partial. Si les preuves sont des faux, la théorie ne demeure qu’en tant qu’hypothèse.

b. Erreurs fondamentales en histoire

   Son interprétation de l’histoire maçonnique nous rapprochera déjà d’une telle critique d’ensemble.

   Guénon veut que la Franc-maçonnerie soit l’héritière des bâtisseurs, sans discontinuité institutionnelle de la transmission « initiatique » (pour l’instant, passons sur ce mot qui veut dire tout et rien). Il imagine donc, avec plus de cohérence logique apparente que de souci de vérité historique, une transmission, depuis les « origines », et via les bâtisseurs médiévaux, d’un savoir métaphysique. Il prétend retrouver celui-ci par l’étude des symboles, croyant pouvoir prouver leur ancienneté par ses rapprochements abusifs avec d’autres cultures.

   Certes, à l’époque de Guénon, ces erreurs étaient assez communes, quoique non générales (Goblet d'Alviella, notamment, avait dès 1891 critiqué radicalement les théories de transmission muti-séculaire des symboles). Aujourd’hui, elles sont impardonnables.
- D’une part, les origines de l’humanité comme celles des peuples de l’Europe ont été depuis cinquante ans éclairées par archéologues et historiens. Prétendre faire remonter aux origines de l’humanité quelque tradition que ce soit relève de la fiction pure. On verra ailleurs les implications idéologiques de cette théorie.
- D’autre part, les médiévistes sérieux ont fait voler en éclats les fantasmes de transmission de secrets des bâtisseurs.
- Enfin, les travaux des historiens maçonniques, depuis cinquante ans, ont mis en lumière la naissance de la Franc-maçonnerie « spéculative », ses quelques emprunts à la maçonnerie « opérative » britannique, mais aussi ses ruptures et inventions.

   Je trouve Roger Dachez encore bien indulgent dans son expression : « [Guénon] a clairement foulé le terrain de l’histoire et en a délibérément sollicité les sources [...] Le ton volontiers péremptoire dont il fait usage [...] le conduit parfois à porter des jugements téméraires dans des domaines où la vérification des données a conduit à contredire de façon convaincante, nous semble-t-il, certaines de ses thèses.» N’ayant quant à moi personne à ménager, je traduis en clair : Guénon, comme historien, ne vaut pas tripette.

   Peut-on lui trouver des circonstances atténuantes dans son manque d’apprentissage maçonnique, ou dans la mauvaise qualité de ses sources historiquess? On va le voir, Guénon n’a pratiquement reçu aucun apprentissage maçonnique en loge. Il n’a guère vécu les rituels qui seuls donnent sens à la symbolique maçonnique. Que peut être une « initiation » sans apprentissage ? Son «iinitiation » s’est bornée à ce qu’Irène Mainguy appelle à juste titre la régularité administrative. Sa culture maçonnique était presque exclusivement livresque. Et reconnaissons que la connaissance que Guénon pouvait avoir de la maçonnerie ne pouvait pas inclure les travaux des historiens d’aujourd’hui. Comment s’étonner que Guénon partage les fantasmes de continuité entre les bâtisseurs des cathédrales et les francs-maçons ? On peut lui pardonner cette erreur répandue encore aujourd’hui. En son temps, ce qui passait pour l’histoire maçonnique était élucubré en fonction de ce que le conteur voulait démontrer. Sur ce point, Guénon n’élucubre pas beaucoup plus que les autres.

   Pourtant, à la lecture des critiques faites par Guénon des ouvrages d’histoire maçonnique, on voit qu’il dispose d’informations historiques nombreuses. Il a parfois des éclairs de lucidité. Mais parmi ses lectures, il écarte, péremptoirement en effet, les éléments de vérité historique qui ne vont pas dans le sens de ses présupposés. Il retient ceux qu’il peut intégrer à ses démonstrations. Cette sélection, présente à presque chaque page des « Etudes sur la franc-maçonnerie et le compagnonnage », montre, soit sa mauvaise foi, soit ses parti-pris. L’erreur est humaine, oui. Il est seulement impossible, en la matière, de le créditer d’un savoir supérieur révélé. C’est cette prétention qui est inacceptable. Au contraire, on peut penser qu'il en sait assez pour choisir délibérément d'entretenir l'erreur et de manipuler l'ignorance. L’inspiration surnaturelle dont il se réclame est une supercherie. Le lapin était déjà dans le chapeau.

c. Usurpation probable de grades

   Guénon n’est pas seulement un prestidigitateur, il est très probablement un usurpateur de grades maçonniques. Est-ce plus grave ? Probablement pas. Guénon prétend à une reconnaissance intellectuelle et spirituelle, non à une reconnaissance administrative. Ce n’est donc pas ici le terrain le plus légitime pour contester ses idées. Les idées de Pythagore ne sont pas disqualifiées parce qu’il a usurpé le pouvoir à Crotone. Mais Guénon prétend sans cesse à l’authenticité et à la vérité. Et, ici, il ne s’agit pas d’erreurs involontaires, ou de malheureux contre-sens par ignorance. Si je ne me trompe, il s’agit de mensonges conscients.

   Je me fonde sur les biographies de Guénon par Jean-Pierre Laurant, notamment l’article paru dans Franc-maçonnerie magazine d’octobre-novembre 2016, « René Guénon, architecte d’une rénovation spirituelle », ainsi que ses articles du Dictionnaire de la franc-maçonnerie et de l’Encyclopédie de la franc-maçonnerie. Spécialiste omniprésent, on peut le supposer qualifié, même si sa dévotion à Guénon peut le faire soupçonner de partialité : il qualifie la doctrine de Guénon d’« approche savante et lumineuse », et de « référence incontournable ». Mais quand un dévot comme lui laisse pointer des doutes ou des critiques, ceux-ci n’en paraissent que plus fondés.

   Or, ce qu’il écrit du passage de Guénon en franc-maçonnerie rend celui-ci douteux et critiquable. En effet, il aurait été reçu maçon en octobre 1907, dans la loge Humanidad du Rite national espagnol. Cela peut d’ores et déjà surprendre, de la part d’un maniaque de la régularité de la transmission. Quant au rite pratiqué, Laurant évoque soit le rite de Memphis-Misraïm, soit le rite swedenborgien. Pour le premier, Guénon lui-même nie, en juin 1936 : « On affirme que nous avons fait partie du Rite "judéo-égyptien" ( ?) de Misraïm, ce qui est non seulement faux, mais matériellement impossible... » Quant au rite swedenborgien , il ne comprend que six grades. Or, en 1908, Guénon siège à un convent spiritualiste et maçonnique décoré des insignes du 30e degré du REAA. Il y a là des contradictions insolubles.

   Selon Jean-Pierre Laurant, soit il « rompt avec ces organisations » à ce même convent, soit il en est exclu en 1909. Puis, toujours selon J.-P. Laurant, il demande à intégrer la maçonnerie « régulière », en l’occurrence une loge de la GLDF, Travail et vrais amis fidèles, en 1910. Mais celle-ci refuse en raison du rapport très défavorable de sa loge d’origine. La suite est assez contradictoire, puisqu’il aurait d’une part intégré la loge Thebah en 1910 mais d’autre part demandé sa réintégration aux Cœurs unis indivisibles en 1911 et serait intervenu à Thebah en 1912, avant d’en partir en 1913 ou 1914. Radié pour non paiement de sa cotisation, semble-t-il. Tout cela plein de peut-être et de points d’interrogation.

   Ce qui est certain, c’est que son expérience maçonnique est brève, confuse, conflictuelle. Rien n’y ressemble au travail assidu d’apprentissage qui constitue le chemin initiatique. Au mieux, il n’y a rien appris. Au pire, il a usurpé les hauts grades dont il s’est paré. Je penche pour cette hypothèse. En effet, à cette époque, il est fort peu probable qu’il ait franchi toutes ces étapes aussi vite, sauf à faire de lui un 30e honoris causa - à 22 ans et n'ayant encore rien publié. En outre, il semble étrange que ses biographes les mieux informés, y compris ceux qui l’ont connu, aient tant d’incertitudes. Il y a là de la dissimulation. Enfin, la loge qui aurait abrité un personnage si glorieux n’aurait pas manqué de s’en vanter plus tard.

   Il pourrait être amusant de rapprocher les bégaiements maçonniques de Guénon avec ses considérations sur l’initiation virtuelle et l’initiation effective (voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/René_Guénon). Et de comparer sa formation avec sa critique des enseignements uniquement théoriques et livresques. Les quelques rencontres, avec des maçons ou autres, qu’il a faites dans ses années de formation sont brèves et ne peuvent lui avoir apporté un enseignement. Il ose d'ailleurs écrire en avril 1931 : « Nous ne connaissons point de « frères en initiation » dans le monde occidental, où nous n’avons d’ailleurs jamais rencontré le moindre initié authentique.» Par qui donc aurait-il pu être lui-même « initié » ? Sans appel !

   Il semble n’avoir pas cherché de maîtres, mais seulement des disciples (à l’exception bien sûr de l’Université, qu’il a fréquentée plus de dix ans). Il se permettra toute sa vie, avec l’impudence qui le caractérise, d’appeler ses correspondants maçons « Très cher frère ». C’est évidemment une captatio benevolentiae abusive, en-dehors de toute régularité maçonnique. Ce n’est pas si amusant, en définitive, c’est même assez grave, parce que c’est contraire aux principes même qu’il prétend défendre. Comment oser parler d’authenticité ? Imposture, encore.

   Tous les francs-maçons sérieux, et c’est le plus grand nombre, reconnaissent que l’initiation n’est pas seulement un (ou plusieurs) rite(s) de passage, encore moins une inscription administrative, mais bien un long chemin de travail critique sur soi-même et d’apprentissage intellectuel et moral. Guénon n’a pas connu une telle initiation, aurait mieux fait de ne pas en parler. Les maçons conséquents ne devraient pas lui accorder crédit.

d. Le rejet des valeurs maçonniques

   N’ayant guère travaillé en loge, n’utilisant que des sources suspectes, il ne peut que s’opposer à toutes les valeurs que porte la Franc-maçonnerie : la recherche de la vérité, l’égalité que symbolise le niveau, la probité même... L’humanisme est son adversaire. La démocratie tout autant. Il rejette pêle-mêle les sciences, la laïcité, l’instruction obligatoire... N'oublions pas sa condamnation stricte de l'initiation féminine, qu'il ne juge possible que dans le domaine de la broderie. Intégriste, superstitieux, intolérant, comment se fait-il dès lors qu’il ne soit pas uniquement antimaçonnique ? C’est que son premier et principal maître est Joseph de Maistre, traditionnaliste catholique et franc-maçon sélectif, dont Guénon reprend l’essentiel de la philosophie.

   Ainsi, il fait une distinction entre deux aspects.

   D’une part, on l’a vu, il considère la Franc-maçonnerie comme l’aboutissement d’une chaîne ininterrompue de transmission. A ce titre, elle serait habilitée à conférer une initiation qui rattache l’impétrant à la tradition primordiale. L’étude des symboles permettrait de retrouver des bribes de celle-ci. Plusieurs passages témoignent de cette reconnaissance de légitimité par Guénon – alors même que cette reconnaissance repose sur des erreurs historiques.

   D’autre part, il reproche à la Franc-maçonnerie de son temps d’avoir dévié de façon probablement irrémédiable, depuis 1717 et par la faute des protestants. Guénon doute donc de la capacité de la maçonnerie à renouveler spirituellement le monde occidental. En occident, seule l’Eglise catholique lui paraît porteuse d’un espoir de rénovation spirituelle (renouvellement et rénovation sont à comprendre comme un retour au Moyen-âge, mais on verra ça plus tard). Encore pousse-t-il plutôt ses disciples à se convertir, comme lui-même, à l’Islam. Comprenne qui pourra.

   Je tombe ici dans un travers courant dès qu'on parle de Guénon : je présente ses oeuvres et sa doctrine comme un ensemble cohérent. Or, s'il y a des constantes fondamentales, il y a aussi des évolutions et des contradictions. Celles-ci ne sont pas faciles à trouver, du fait du mode de publication de ses articles. Ceux-ci ont été écrits sur quatre décennies dans des revues diverses, et parfois opposées. Guénon n'a pas écrit la même chose dans des revues anti-maçonniques de 1910 et dans des revues maçonniques de 1950. Mais ses oeuvres ont été collationnées par ses disciples. Ceux-ci ont opéré une sélection. Et ils ont présenté leur sélection dans un ordre logique, et non chronologique. Il en ressort une impression de cohérence en partie factice. 

   Fera-t-on le tri, dans les œuvres de Guénon relatives à la Franc-maçonnerie, entre les rares passages qui méritent peut-être le respect et le magma d’erreurs et de tromperies ? Il est plus expédient de négliger le tout. Son expérience réduite, sa documentation tronquée, le tissu d’erreurs qui constitue tout son discours sur la franc-maçonnerie, sur son histoire comme sur sa symbolique, le disqualifient complètement à ce sujet. 

 

BIBLIOGRAPHIE :

- Sur symbolique, symbolisme et histoire de la Franc-maçonnerie :
Labouret (Marc) : Une éthique de l’esprit – douze propositions sur le symbolisme maçonnique, Les pas perdus, Joigny, 2014 (une théorie à peu près cohérente du symbolisme maçonnique aujourd’hui).
Dachez (Roger) : L’invention de la franc-maçonnerie - des opératifs aux spéculatifs, Véga, Paris, 2008 (l’histoire vraie de la naissance de la maçonnerie).
Mainguy (Irène), Les initiations et l’initiation maçonnique, Jean-Cyrille Godefroy, 2008.
Ligou (Daniel) et al., Dictionnaire de la franc-maçonnerie, PUF, 1974, nombreuses rééditions.
Saunier (Eric) et al., Encyclopédie de la franc-maçonnerie, La Pochothèque, 2000.
- Œuvres de René Guénon en rapport avec le sujet :
La Crise du monde moderne, Paris, Bossard, 1927, nombreuses rééditions.
Aperçus sur l'Initiation, Éditions Traditionnelles, 1946, multiples rééditions.
La Grande Triade, Gallimard, 1946, multiples rééditions.
Symboles fondamentaux de la Science sacrée, Gallimard, Paris, 1962.
Etudes sur la franc-maçonnerie et le compagnonnage, Editions Traditionnelles, Paris, 1965.
- Sur Guénon et le guénonisme :
Laurant (Jean-Pierre) : René Guénon, architecte d’une rénovation spirituelle, dans Franc-maçonnerie magazine, n°51, octobre-novembre 2016 (hagiographique).
Vivenza (Jean-Marie) : Le Dictionnaire de René Guénon, Le Mercure Dauphinois, 2009 (catéchisme de doctrine guénoniste, utile pour comprendre la terminologie).
Eco (Umberto) : Les limites de l’interprétation, Grasset, Paris, 1992 (contient une critique scientifique définitive de Guénon).
Eco (Umberto) : De l’arbre au labyrinthe, Grasset, Paris, 2010 (ce qu’est un vrai travail de sémiologie scientifique sur les symboles et traditions).
Eco (Umberto) : Le pendule de Foucauld, Grasset, Paris, 1988 (dénonciation romanesque des pseudo-ésotérismes).
Eco (Umberto) : Comment voyager avec un saumon, Grasset, Paris, 1998 (pastiches réjouissants).
Eco (Umberto), Le cimetière de Prague, Grasset, Paris, 2011 (roman sur les impostures intellectuelles).
Pennycook (Gordon) et coll.: De la réception et détection du baratin pseudo-profond, zones sensibles, 2016.
- Sites internet :
criticamasonica.over-blog.com
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Gu%C3%A9non
https://tempspresents.com/2016/07/05/guenon-trois-fois-non/
http://pierrefeuga.free.fr/guenon.html

 

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