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généalogie de l'iconoclasme

   L’iconoclasme byzantin a des antécédents dans les religions du Proche-Orient et dans la philosophie grecque ancienne et récente. Mais, s’il y a des ressemblances parfois frappantes, attestent-elles d’une parenté ? Il faudrait faire des tests d’ADN pour le savoir… Alors, livrons-nous à un jeu de piste. Chaque étape, il est vrai, mériterait à elle seule un gros livre. Je ne fais donc qu’effleurer la question.

Lien avec l’islam ?

   L’interdiction des images par Léon III intervient au moment où Constantinople est confrontée au califat omeyyade installé à Damas. Les conquêtes arabo-musulmanes ont déjà amputé l’Empire de la Syrie, de la Palestine, de l’Egypte. Elles menacent l’Anatolie. Il est assez naturel de voir dans cette confrontation la cause d’une influence de l’aniconisme musulman sur la pensée théologique byzantine.

  Les arts de l’Islam sont en effet rarement des images. Tandis que, depuis les débuts et sur tous les supports, les versets du Coran et les noms de Dieu sont déclinés selon toutes les graphies et calligraphies, simples ou complexes, classiques ou baroques, abstraites ou même représentatives…

hz   Or, le Coran comme la vie de Mahomet ne sont pas aussi hostiles aux images que les extrémistes d’aujourd’hui, de tendance wahhabite, veulent le faire croire. Le Coran condamne certes les idoles, dans un verset : « Le vin, les jeux de hasard, les pierres dressées, et les flèches divinatoires, sont une abomination et une œuvre du démon. Evitez-les… Peut-être serez-vous heureux » (V, 90 ; traduction Denise Masson). Encore le terme « pierres dressées » est-il assez limité. Mais de très nombreux versets condamnent l’idolâtrie sans citer les idoles, statues et autres images. Pour ce qui nous intéresse, c’est assez peu, et surtout c’est une condamnation de l’idolâtrie, non des images. Cela s’applique par exemple aussi aux arbres sacrés…

   Mahomet, vers la fin de sa vie, brise à coups de canne les 63 idoles qui entourent la Ka’aba. Selon d’autres témoins, il en brise360, mais il épargne les peintures murales, dont celle qui représente la Vierge Marie. Cet épisode est relaté par l’historien Azraquî. Des hadiths (dits du Prophète énoncés plus tard par des témoins, dont même les musulmans admettent qu’il n’y en a qu’un petit nombre d’authentiques) ajoutent quelques critiques des images. Le plus célèbre dit : « Ceux qui reproduisent la figure de Dieu se prétendent des égaux de Dieu et seront châtiés le jour du jugement » Ce hadith attribué à Mohammed al Bukhari, daté de la fin du IXe siècle, après la querelle des images, reprend presque mot pour mot un passage de Clément d’Alexandrie !

   On le voit, l’iconoclasme musulman n’est guère antérieur à l’iconoclasme byzantin : il en est concomitant. C’est plutôt en réaction à l’iconodulie de Byzance qu’Abd el Malek choisit de bannir toute représentation humaine, vers 690. En 723, Yazid II condamne les images des autres religions. Ce qui frappe ici l’historien, c’est la simultanéité plus que la contagion. Les influences sont réciproques. Les iconoclasmes musulman et byzantin ont des rapports de cousinage et non d’ascendance. D’ailleurs, les armées se guerroient, mais les relations entre artistes sont nombreuses : des mosaïstes byzantins décorent le dôme du rocher dans les années 690, la mosquée des Omeyyades à Damas et la mosquée de Médine dans les années 705-710…

   h ikhlas560 2La coïncidence s’explique parce que les Arabes, après avoir conquis Damas, Ctésiphon et Alexandrie, découvrent les théologies et philosophies grecque, voire judéo-grecque, et zoroastrienne. Ils sont pris d’une violente fringale de savoir : philosophie grecque, Platon et les néo-pythagoriciens, qu’ils traduisent, étudient et intègrent, de même qu’ils développent de façon décisive l’alchimie et l’astronomie. Mais les penseurs musulmans du haut moyen-âge se réfèrent non moins explicitement au Pseudo-Denys, à Zoroastre et à Mani… Cet appétit de connaissances ne va pas sans l’impérieuse nécessité de préciser l’identité propre de l’Islam face à ces pensées dangereuses pour lui.

   Il y a évidemment une influence décisive de la pensée chrétienne du Verbe incréé dans l’affirmation musulmane du caractère incréé du Coran. Le débat envahit l’Islam au VIIIe siècle. L’école mutazilite se développe alors, qui veut au contraire n’y voir qu’œuvre humaine et soumise à la raison. Dans cette mouvance, Al-Djahiz dit, presque comme Platon, que « le beau étant synonyme de liberté, de mérite, de noblesse et d’absolu, …se moque des amulettes, des précautions, des pinceaux et des fards. » Dans la première moitié du IXe siècle, le mutazilisme triomphe à Bagdad sous le calife al Ma’mun, suscite une guerre civile et religieuse comparable à la querelle iconoclaste, puis s’étiole et disparaîtra au XIIIe siècle. Elle aura été pourtant reconnue comme aussi légitime et orthodoxe que les autres écoles du sunnisme. Le soufisme héritera d’une partie de cette tradition.

   h ikhlas560 3Mais de ces débats sort une orthodoxie nouvelle, relative aux images et au livre. Le modèle iconoclaste y est à ce point respecté que la sacralisation du livre croît en proportion inverse de la sacralisation des images. Le point de vue le plus rigoriste a triomphé, et aujourd’hui les tendances de plus en plus rigoristes imposent leurs destructions qui n’ont aucune justification, ni dans le Coran, ni dans l’exemple reçu de Mahomet… La destruction d’un édifice n’est pas de l’iconoclasme, c’est du vandalisme.

   On remarque qu’en islam comme à Byzance, la question des images est née en Syrie.

    A l’inverse de ce qui se passe à Byzance, la sortie de la querelle musulmane se trouvera dans uns solution iconoclaste. Mais comme à Byzance, elle aboutira à un blocage esthétique sur des stéréotypes. Depuis lors, les islams correspondent généralement aux caractéristiques esthétiques, mystiques et morales, de l’iconoclasme. Ils interdisent la représentation de toute figure humaine, …sauf des dirigeants politiques ! Ce qui est conforme au modèle.

   Citons un article de référence d’Henri Tincq : « Au XIIIe siècle, une autre tradition mystique et soufie s’est imposée, tolérant parfaitement le rôle de la calligraphie en particulier comme support de la méditation religieuse. Pour des auteurs aussi célèbres que Muhiy al dîn ibn Arabi (1165-1241) ou Jamal ibn Wasil (1207-1298), ces icônes – bien loin d’être des idoles – sont des illustrations d’origine proprement divines. Il n’y a pas de forme qui n’émane pas de Dieu, pouvait dire Ibn Arabi, donnant naissance à cette théorie de l’ «imaginalité » développée par Henri Corbin. Cette version s’est historiquement imposée dans l’islam sunnite et surtout chiite (les miniatures persanes) où, à l’exemple de la tradition saint-sulpicienne, l’image pieuse est devenue au XXe siècle instrument de propagation de la foi musulmane… » (Henri Tincq, le Monde, 13 mars 2001).

  h ikhlas560 Ce qui en islam est particulièrement conforme au modèle, c’est le remplacement des images représentatives par l’art de la lettre, et le rôle dominant de la loi :
   - Les arts de la calligraphie s’épanouissent et se diversifient. Non seulement pour eux-mêmes, mais précisément pour représenter Dieu. Non seulement dans le pieux recopiage du Livre incréé, mais aussi dans la représentation même de Dieu par son, ou plutôt ses, noms. Les versets les plus ressassés, la Chahada (profession de foi, illustration à gauche), comme la liste des 99 plus beaux noms de Dieu (exemple plus haut), sont l’objet des images pieuses musulmanes.
- Les arts du livre incluent une extrême virtuosité des miniaturistes, en Perse, en Turquie, dans l’Inde moghole… Car l’image intégrée à un livre n’est guère susceptible d’idolâtrie. Elle n’et pas une icône, mais une illustration du récit, voire un moyen pédagogique.
   - La théologie très simple ne prête en islam ni à discussion ni à approfondissement. C’est la loi qui est l’objet des débats et des travaux des savants. Les juristes (oulémas) ont une importance primordiale, et le musulman se trouve toujours tiraillé entre des permissions et des interdictions.

Origine judaïque ?

  g Le judaïsme, de même, s’exprime exceptionnellement dans des images, et indéfiniment dans le texte, le commentaire du texte, le détail du texte, le mot, le nom de Dieu et ses variations. Trouvera-t-on dans le judaïsme une origine commune aux iconoclasmes byzantin et musulman ?

   Il est notable qu’Abraham était le fils d’un fabricant d’idoles, selon les traditions juives (dans les Midrashim : la Bible le nomme Térah mais ne mentionne pas sa profession) et musulmane (dans la Sîra, où le père d‘Abraham se nomme Azar). Symboliquement, le choix monothéiste initial se fait en rupture avec l’image.

  ga C’est évidemment avec Moïse que se joue la grande scène d’établissement de la loi en opposition aux idoles, quand il redescend de la montagne sacrée avec le décalogue, le brise en découvrant le veau d’or, puis détruit ce dernier et promulgue la loi. C’est bien l’un ou l’autre.

  « Moïse redescendit de la montagne avec, en main, les deux tables du Témoignage, tables écrite des deux côtés, écrites sur l’une et l’autre face. Les tables étaient l’œuvre de Dieu et l’écriture était celle de Dieu, gravée sur les tables... Et voici qu’en approchant du camp il aperçut le veau et des chœurs de danse. Moïse s’enflamma de colère ; il jeta de sa main les tables et les brisa au pied de la montagne. Il prit le veau qu’ils avaient fabriqué, le brûla au feu, le moulut en poudre fine, et en saupoudra la surface de l’eau, qu’il fit boire aux Israélites…» (Exode, XXXII, 15-16 et 19-20).

   Un autre épisode biblique, moins connu, montre encore que la loi s’oppose aux idoles. Les Philistins ont dérobé l’arche d’alliance, reliquaire de la loi divine : « Les Philistins prirent l’arche de Dieu, l’introduisirent dans le temple de Dagôn et la déposèrent à côté de Dagôn. Le lendemain matin, des Ashdodites vinrent au temple de Dagôn et voilà que Dagôn était tombé sur sa face, par terre, devant l’arche de Yahvé. Ils relevèrent Dagôn et le remirent à sa place. Mais, le lendemain, de bon matin, voilà que Dagôn était tombé sur sa face, par terre, devant l’arche de Yahvé, et la tête de Dagôn et ses deux mains gisaient coupées sur le seuil : il ne restait à sa place que le tronc de Dagôn. » (I Samuel, V, 2-4).

   Dans le décalogue lui-même, le deuxième commandement hébreu dit : « Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux là-haut ou sur la terre ici-bas, ou dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces images ni ne les serviras… » (Exode, XX ; traduction Bible de Jérusalem). Le catéchisme chrétien l’a transformé en : « C’est à Dieu seul que tu rendras un culte » (encore dans le catéchisme de 1992).

  gc talmud shutterstock A l’évidence, le judaïsme donne l’exemple d’un culte du livre et de la loi. Dieu est irreprésentable. Mieux : Dieu est le texte. Son noyau, le tétragramme YVHV, est imprononçable. De lui découlent tous les autres noms et mots. L’utilisation du nom divin est le moyen d’atteindre les états mystique et prophétique.

  gb Leningrad Codex032 Dans les arts, le culte s’exprime, comme dans l’islam, par la calligraphie. La Kabbale, beaucoup plus tard, ira encore plus loin dans cette religion des lettres et des mots. Elle développera une mystique du nom de Dieu, en associant les noms divins aux 10 sefirot et permutant indéfiniment les lettres de Yahveh à la recherche du nom secret de Dieu.

   En marge, je soumets à la méditation ce passage d’Alain Besançon (l’Image interdite –une histoire intellectuelle de l’iconoclasme, Folio Gallimard, 1994) : « Bien qu’elles [les interprétations] s’accordent sur le point de l’abrogation des images, la raison de cette abrogation me paraît opposée dans le judaïsme et dans l’Islam, puisque pour celui-ci c’est la distance infranchissable et pour celui-là l’intimité familiale avec Dieu qui rend impossible la confection d’une image digne de son objet. »

Les philosophies grecques.

   Ici, je renvoie à Alain Besançon, que je viens de citer, et dont je devrais, par incompétence personnelle notoire et par admiration pour ces pages érudites, me contenter de paraphraser la centaine de pages de son premier chapitre : « la critique philosophique de l’image ». On y suivrait les doctrines d’Anaximandre, Xénophane, Parménide, Héraclite, Empédocle, Anaxagore, qui nient la représentabilité du divin au moment où triomphe un des arts sacrés les plus aboutis dans l’anthropomorphisme. Je note chez Héraclite ce trait conforme à ma théorie de l’iconoclasme : le nom de Zeus, et seulement ce nom, tient lieu de l’icône de l’ineffable réalité.

   Platon, tant à dire ! Certainement un des penseurs le plus élaborés de l’iconoclasme. Il oppose déjà l’art, quand il apporte du plaisir, à la loi, qui vient de la raison. Nous sommes bien dans le schéma : l’art est condamnable « dans la mesure où il est incapable d’atteindre la vérité, et, plus gravement encore, détourne de la vérité. Si l’on veut parvenir à l’image vraie du divin, ce n’est pas par cette voie qu’il faut procéder, mais par l’ascèse du corps, de l’âme et de l’intelligence » (Besançon).

   Mais la doctrine iconoclaste prend vraiment forme avec Plotin et les néo-platoniciens, au point qu’ils pourront servir de référence aussi bien à Bagdad qu’à Constantinople. Le gnosticisme les rejoint dans le refus de représenter l’irreprésentable, jusqu'à Origène et Clément d'Alexandrie. Saint Augustin connaît ces doctrines, et les relaiera dans le Moyen-Age occidental.

Le manichéisme.

   Le lien avec le manichéisme vaut qu’on s’y attarde. La tradition veut que Mani, fondateur de cette religion, fût calligraphe, peut-être même peintre. De fait, très tôt, la propagande des manichéens utilise les images. Ils sont les premiers, selon Grabar, à avoir représenté le jugement dernier. Cela n’est pas iconodule : l’utilisation pédagogique de l’image n’est pas sa vénération, et les manichéens semblent plutôt avoir influencé le développement de l’art de la miniature, dont on a vu qu’il est soumis au livre.

   Le manichéisme, puisant à la fois au bouddhisme, au christianisme et au zoroastrisme, est une religion du livre : l’évangile de Mani. Un de ses dix commandements proscrit la représentation de Dieu. Il impose enfin une morale absolutiste, surtout à la caste des « élus ». Il entre bien dans notre schéma de l’iconoclasme.

   Le manichéisme semble en outre s’intégrer dans la généalogie de l’iconoclasme par deux ramifications.

   - Une de ses branches s’est établie en Syrie et haut-Euphrate, les Pauliciens. Cette proximité géographique avec les sources de l’iconoclasme byzantin pourrait n’être que coïncidence. Mais ce ne fut pas l’avis de l’impératrice Theodora. En effet, au moment d’établir fortement le culte des images dans l’empire, elle fit déporter en Bulgarie les Pauliciens qui en étaient des opposants. On verra que de là, ils ont produit une descendance occidentale.

   - Autre influence décisive, le manichéisme a été la religion de Saint Augustin. Celui-ci, converti au christianisme, a ensuite combattu le manichéisme. Mais il est resté profondément marqué par sa doctrine, et il en diffusera dans le christianisme des éléments fondamentaux. Mais Saint Augustin est un occidental, un maghrébin, et son influence sera occidentale. A Byzance, l’iconoclasme ne lui doit rien.

Le zoroastrisme, enfin ?

   Zoroastre, qui a vécu entre le XVe et le VIe siècle avant notre ère (c’est vague !), a précédé et semble-t-il inspiré, aussi bien Héraclite, Empédocle et Platon que le judaïsme primitif puis, beaucoup plus tard mais directement, le Christianisme (le baptême, les mages, entre autres, en proviennent) et enfin l’Islam. Il n’est pas impossible que vers l’orient le bouddhisme aussi en ait été influencé (voir Paul du Breuil pour plus de précision).

   Mystique et législateur, de lui procède en effet le monothéisme absolu : Ahura Mazda, le dieu unique est identifié à la voûte céleste. Sa symbolique vient jusqu’à nous : les quatre éléments primordiaux (via Empédocle), le soleil et la lune de part et d’autre du feu sacré ou du roi, la voûte étoilée. Il a inventé le messianisme, le jugement dernier, la conviction qu’il appartient à l’homme de transformer le monde et l’améliorer. Cet idéal moral fait du zoroastrisme la première des religions de progrès (par opposition aux religions de stabilité). C’est une religion du livre, l’Avesta, ensemble de textes liturgiques et règles religieuses.

  « Iconoclaste, [Zoroastre] renverse toutes les idoles anthropomorphes et zoomorphes et les remplace par une éthique universelle où les rites antérieurs sont stigmatisés comme autant d’erreurs des drujevants, les suppôts de la Druj, la Tromperie. L’unique culte agréable à Mazda consiste désormais à sacrifier nos mauvaises pensées, paroles et actions sur l’autel de la conscience. » (Paul du Breuil, le Zoroastrisme, Que sais-je ? P.U.F., 1982.)

   Et le même auteur cite Hérodote : « Statues des dieux, temples et autels sont choses qu’ils n’ont pas coutume de construire ; et même les peuples qui en construisent se font accuser par eux de folie ; c’est, je pense, qu’ils n’ont jamais, comme les Grecs, attribué aux dieux une nature humaine. »

   Refus des images sacrées, livre, morale plus exigeante que le culte : les traits de l’iconoclasme tels que je les ai tracés sont ici rassemblés. Mais tant de philosophies et de religions ont reçu du zoroastrisme que l’iconodulie doit pouvoir aussi en descendre… Quoi qu’il en soit, le débat est déjà posé, et il est difficile de remonter plus haut.

 

Bibliographie :

- Il va sans dire que le Coran et la Bible sont les premières lectures recommandées.
- Les hadiths de Mahomet (ses dits plus ou moins authentiques) et la Sîra (sa vie plus ou moins légendaire) sont aussi utiles à connaître.
- Tincq (Henri), L’image dans l’islam, un statut controversé, dans le Monde, 13 mars 2001. H. Tincq faisait cet excellent résumé de la question de l’histoire et la théologie des images en Islam suite à la destruction des bouddhas de Bamiyan parles taliban afghans et démontrait que cette destruction n’avait rien de musulman.
- Skali (Faouzi), la voie soufie, Albin Michel, spiritualités vivantes, 1993. Pour la mystique des lettres en Islam.
- Ouaknin (Marc-Alain), Mystères de la kabbale, Assouline, 2006. Indispensable pour des tas de raisons.
- Besançon (Alain), L’image interdite – une histoire intellectuelle de l’iconoclasme, Gallimard, folio, 1994. Ouvrage de référence sur l’image dans la pensée occidentale, mais aussi juive et musulmane, depuis les philosophes présocratiques jusqu’aux peintres abstraits.
- Tardieu (Michel), le Manichéisme, Que sais-je ?, P.U.F., Paris, 1981.
- Decret (François), Mani et la tradition manichéenne, Seuil, points sagesse, 2005.
- Du Breuil (Paul), le Zoroastrisme, Que sais-je ? P.U.F., Paris, 1982.
- Grabar (André), l’Iconoclasme byzantin, Champs Flammarion, 1998. Quel dommage que ce livre de référence, somptueux à tant d’égards, d'un  historien de l'art parmi les meilleurs, ne contienne pas les traductions françaises des nombreux textes grecs cités !!!
- Et toujours, faciles à consulter, assez sûrs et très riches, les articles de Wikipédia.

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