MARC  LABOURET

Corrections et compléments

Les Métaux et la Mémoire, paru en 2007, malgré des années de recherches, ne pouvait pas être parfait. Des points d'interrogation subsistaient (il en subsiste encore). 

Le plus urgent est de corriger les erreurs et combler les lacunes.  

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Corrections de plume.

- page 7, 3e alinéa, ligne 2 : lire "publiés".
- p. 53, 1er alinéa, ligne 10 : lire "Les ouvrages de Louis Félicien de Saulcy et de Jean-Pierre Collignon reproduisent un grand nombre..."
- p. 274, n° 650, lire "gravée".
- p. 188, fin de la notice du n° 396 : belle sottise ! Le jeton ne peut dater d'avant 1813, puisque le ruban porte cette date ! Lire donc comme dernière phrase : "il est nécessairement postérieur à 1813, même si nous ignorons la signification de la date mentionnée sur le ruban."

Chaque fois que cela nous a échappé, il faut lire Bibliothèque nationale de France ou BnF quand nous avons écrit par mégarde Bibliothèque Nationale ou B.N.

Corrections de fond.

35. SUPREME CONSEIL, DECAZES, 1818.

Dans la description, au lieu de "couronne de laurier et de chêne", lire "couronne d'acacia et de chêne".
(merci à M. Stéphan Sombart)

292, 293, 294, 296. Les Neuf Soeurs.

On se reportera utilement à l'article spécifique concernant ces jetons, qui explique pourquoi les notices de ces trois jetons se doivent d'être réécrites.
- n° 292, page 146 :
1er alinéa sans changement.
2e alinéa : "Ce jeton est correctement daté de 1781, pendant le premier vénéralat du Comte de Milly. Nicolas Christierne de Thy, comte de Milly, né à Beaujeu en 1728 et mort à Paris en 1784, après avoir servi dans les armées, se consacra aux sciences, notamment aux applications pratiques de la physique et de la médecine. Il serait mort d'avoir testé sur lui-même ses médicaments."
3e alinéa sans changement.
- n° 293, p.147 : "Ce jeton présente sur ses deux faces plusieurs variantes par rapport au précédent. Amiable connaît celui-ci, dont il publie la reproduction dans son ouvrage, et qu'il date après la mort de Milly : "La Loge voulut l'honorer et perpétuer son souvenir en faisant frapper une médaille d'argent..." Nous l'avons situé logiquement entre les deux autres, puisqu'il présente, comme le précédent, un portrait de Milly à l'avers, tandis qu'il a le même revers que le jeton suivant. Il est en réalité postérieur au n° 294 : la Loge voulant honorer Milly à sa mort en 1784, le graveur Bernier a alors réutilisé le revers gravé pour Franklin, et regravé le portrait de l'avers."
- n° 294, p. 148 : "Benjamin Franklin, savant autodidacte, ambassadeur en France des colonies anglaises d'Amérique, joua un rôle décisif pour convaincre la France de combattre pour l'indépendance américaine. Il est Vénérable de la Loge des Neuf Soeurs de mai 1779 à mai 1780. La médaille (ou jeton, puisque ses faces sont frappées tête-bêche), est éditée en mai 1783 pour une fête donnée par la Loge en l'honneur de Franklin à l'occasion de la paix en Amérique."
- n° 296, p. 149 : supprimer la seconde phrase de la notice.

305. La Patrie.

Nous avons ici fait une regrettable confusion.
Notre n° 305 en effet ne concerne pas la loge parisienne de ce nom, mais bien une loge belge.
Elle a néanmoins sa place dans notre ouvrage, et pour sa beauté, et pour son intérêt historique, mais à la ville de Calais, où elle s'insèrera sous le n° 527 A.
On y lira la notice ainsi :
"Loge belge, fondée à la Panne en 1914, qui travailla en exil à Calais en 1914 et 1915. Le ruban de la médaille était aux couleurs du drapeau belge. Le graveur est Eugène de Bremaeker (1879-1963), sculpteur renommé. Les fleurs représentées..." (Le reste sans changement)
On ajoutera un encadré :
"Bibliographie : "les Trésors du Temple - le musée belge de la Franc-maçonnerie", sous la direction de Jeffrey Tyssens, éd. musée belge de la Franc-maçonnerie, Bruxelles, 2006."

402, 403, 404. La Vraie Réunion.

Nous avons pu rencontrer un exemplaire du n° 402, acquis par la GLDF en vente publique, et un exemplaire du n° 403 dans une collection privée. Cela nous permert de lever des interrrogations. On supprime donc la dernière phrase de la notice du n° 402, remplacée par l'alinéa suivant :

Ses médailles sont constituées de repoussés assemblés dos à dos. Le n° 404 constitue l'avers. Nous ne le connaissons qu'en argent. Pour les 402 et 403, il est assemblé à des revers en cuivre.

La dernière phrase du n° 403 devient :

HZC lit PN, pour procession ; il s'agit plutôt de PE, pour pompe.

417. Fontainebleau, Napoléon le Grand.

Intervertir les faces de la médaille et les descriptions correspondantes.
Reprendre alors la notice :

La loge de Fontainebleau n'est connue sous ce titre que de 1802 à 1814. Avant et après, elle se nomme la Bienfaisance, et cesse son activité en 1848. Cette médaille est évidemment postérieure. Son avers est médiocrement construit par juxtaposition d'éléments disparates. Son revers est identique à celui des n°s 52, 53, 54 et 113. Comme celles-ci, il s'agit ici d'une médaille éditée à des fins commerciales par Brichaut, dans les années 1880.

430. Nemours, l'Auguste amitié.

A : lire : ...L'AUGUSTE AMITIE...

Supprimer la notice inutile. Un jeton lisible est conservé au musée maçonnique de Worcester.

484 à 489. Commune de Paris.

Quelques confusions se sont produites dans notre compréhension de la chronologie des manifestations maçonniques d'avril 1871.
- n° 484 et n° 485 : ajouter à la notice : "Cette première tentative a lieu le 11 avril. La médaille est datée du lendemain."
- n° 486 : lire "La date du 22 avril correspond bel et bien à une seconde rencontre avec les Versaillais. La ligue..." (le reste sans changement).
- n° 488 : compléter la notice ainsi : "... à la manifestation elle-même. En réalité, cette réunion est une de celles qui ont lieu le 23 avril, où les deux obédiences tiennent des assemblées séparées. Le 26 avril, une réunion commune se tient au Châtelet, évoquée par la médaille suivante."
- n° 489 : compléter la notice ainsi : "...à la déportation. Amnistié, il deviendra Vénérable de la Loge le Libre Examen en 1884. La médaille est datée du lendemain de la réunion."

511. Besançon, Directoire de Bourgogne etc.

Dans la description, supprimer "signé MERLEN".

527. CALAIS, MARSEILLE OU TUNIS, SAINT-JEAN D’ECOSSE ( ?).

HZC 958.

27 mm. Argent.
A : CONSTANTIA MERCURE (sic) LUMENஃ  (pour CONTANTIA MERUERE LUMEN : leur constance leur a valu la lumière) ; inscription inférieure : ST JEAN D’ECOSSE… (illisible) …ALAIS. Ecusson ovale portant sur fond d’azur une équerre, un compas, deux niveaux de formes différentes (plus probablement un niveau et une perpendiculaire) et la lettre F. ; au-dessus, mitre ( ?) et deux épées (suivant HZC).
R : écusson ovale d’azur (hachure horizontales) à trois étoiles, deux en chef et une en pointe, surmonté d’une couronne et porté par un lion à gauche, un chien et un rameau d’acacia à droite.

          Nous écrivions en 2007 : "Un exemplaire de ce jeton figure dans les collections de la GLDF. Quoique très usé, il permet de compléter la devise que HZC ne pouvait pas lire. C’est celle de jetons de Lille et Valenciennes, entachée d’une curieuse coquille. Le Bihan cite une loge Saint-Jean constituée en 1744, ayant pour Vénérable un abbé de Pérousi, Péroussi ou Péroussy. L’espace entre « Ecosse » et « ...alais » permettrait d’insérer « à l’O. de ». Si l’attribution est juste, le jeton est le plus ancien connu pour la Franc-maçonnerie française."

          Toutefois, un sceau du Musée de la Franc-maçonnerie présente exactement les mêmes armoiries que notre avers, supports inclus. La légende en est : DEO REGI ET PATRIAE FIDELITAS / LOGE DE MARSEILLE SI DECOSSE. Comment croire à une coïncidence ? On ne peut pas plus croire qu'on ait copié à Marseille, quarante ans plus tard, un jeton de Calais. Nous privilégions maintenant l'hypothèse d'une attribution marseillaise. Il reste difficile de lire Marseille sur notre jeton. Attendons de découvrir un exemplaire mieux conservé. 

530. Chalon-sur-Saône, les Vrais Zélés.

Autre erreur impardonnable.
Le jeton n° 530 porte bel et bien un poinçon en tranche, poinçon à la lampe. Cela permet de le dater des années 1832 à 1841.
Au premier alinéa de la description, on ajoutera donc : "Poinçon lampe".
Puis on corrigera la première phrase ainsi : "Le jeton est datable des années 1831-1842".

695. Rennes, la Parfaite Union.

Grâce aux heureux hasards du marché numismatique, nous avons pu acquérir un exemplaire du n° 695 en meilleur état que celui du Cabinet des Médailles. La description en devient moins hypothétique :

"deux colonnes J et B sur un pavé mosaïque, sous un soleil rayonnant relié aux sommets des colonnes par une cordelière ; entre les colonnes, sept marches conduisent sur une estrade où l'on voit : au centre, de haut en bas : équerre, étoile rayonnante sur grand livre, compas, autel, et de part et d'autre de l'autel, truelle sur poisson tenant un anneau, crâne et os croisés ; à gauche, perpendiculaire ; à droite, pierre cubique à pointe ; décorant les colonnes, à gauche : objet non identifié (peut-être écu ?), et à droite, équerre, maillet et rameaux d'acacia ; sur les colonnes, à gauche : six coeurs enflammés (ou grenades ?), et à droite, serpent entouré autour d'un crâne ."
On regrettera "ichtyomorphe", qui n'est pas facile à recaser ailleurs.

701. Rochefort, l'Accord parfait.

Remplacer "métal inconnu" par "caoutchouc durci". Supprimer la notice devenue inutile.

761. Toulouse, la Sagesse.

Lire : Loge créée en 1757.

Modifications et compléments.

 14. GRAND ORIENT DE FRANCE, congrès international de 1855.

40 mm. Argent, bronze.
A : CONGRES / UNIVERSEL MAC / LE PRINCE MURAT / GR M DU GR OR DE FR / PRESIDENT / PARKER-CUMMINGS / DE LA GR L DE COLOMBIE / OR DE WASHINGTON / QUINTON / DE LA GR L D’IRLANDE / OR DE DUBLIN / NEDERMEYER / DE LA GR L DES PAYS-BAS / OR DE LA HAYE / D’ALMEIDA / DE LA GR L DE PATTERS MANUEL / OR DE PORTO / DELEGUES / 8 JUIN 5855.
R : NAPOLEON III EMPEREUR ; tête laurée de Napoléon III à gauche ; signé CAQUE / DE L’EMPEREUR.

       Gould dit l’essentiel de ce congrès : 7 juin. – Le Grand Congrès Maçonnique rassemblé sous la présidence d’Heuillant, Député Grand Maître, fut officiellement ouvert le 8 par Murat en personne. Le Grand Orient était représenté par vingt-deux membres et officiers. Cinq Obédiences étrangères avaient accepté l’invitation mais ne firent pas acte de présence, à savoir les Grandes Loges de Suisse, Hambourg, Louisiane, Saxe, et le Suprême Conseil de Luxembourg. Trois – les Grandes Loges d’Haïti, New York et Suède – avaient délégué des députés qui ne purent arriver à temps. Quatre Grandes Loges et une Grande Loge Provinciale furent effectivement représentées, à savoir Colombie, Irlande, Virginie, Pays-Bas et la Grande Loge Provinciale de Munster. Dans la mesure où il existe quelque quatre-vingt-dix Grandes Loges dans le monde, sans compter un certain nombre de Grandes Loges Provinciales, les perspectives ne furent pas encourageantes. Cinq résolutions seulement furent adoptées ; elles portaient sur des sujets dénués d’importance et aucune ne fut mise en œuvre. (Gould’s history of freemasonry, Caxton publishing company, Londres). La médaille ajoute deux informations complémentaires : d’une part, une délégation portugaise était aussi présente. D’autre part, il faut entendre par « Colombie », non pas le pays d’Amérique latine, mais bien le District of Columbia où se tient Washington, la capitale des Etats-Unis. Ce congrès n’a guère ajouté de gloire à Lucien Murat, et l’on peut comprendre que les historiens de la Franc-maçonnerie l’aient ignoré.

29. MERE LOGE ECOSSAISE DE FRANCE, 1806.

Ajouter à la notice :
Selon Marvin, cette médaille a été refrappée en 1826, pour les cinquante ans de la Loge, sans la signature ni la légende basse du revers.


35. SUPREME CONSEIL, DECAZES, 1818.

Citation d’origine inconnue (eh oui, merci à qui pourra m’aider à préciser) qui s’ajoute assez bien entre les deux alinéas de la notice :
Le 24 octobre 1818, le Suprême Conseil d’Amérique, présidé par le Comte Decazes, élu Grand Commandeur cinq jours après la démission de Grasse-Tilly, consacra la loge LES PROPAGATEURS DE LA TOLERANCE « Mère Loge du Rite Ecossais », loge aristocratique comprenant tous les 33e en activité et présidée par le Général Baron Louis Joseph César de Fernig.

42. GRANDE LOGE DE FRANCE, médaille de récompense.
 
On peut ajouter à la notice :
La médaille est l’œuvre de Pierre Dautel (1873-1954).
 
52. CENTENAIRE DE L’INDEPENDANCE AMERICAINE.
 
Remplacer la notice par la phrase suivante :
Une fiche du Cabinet des Médailles identifie cette médaille comme éditée à Paris par Brichaut. On peut raisonnablement attribuer à la même origine les pièces 53, 54, 113 et 417, qui montrent le même revers.

129. LES AMIS TRIOMPHANTS.

27 mm. Argent.
A : LOGE DES AMIS TRIOMPHANTS ; aigle tenant l’inscription CONCORDIA  VERITAS ; au-dessous, compas, niveau et équerre ; exergue : ORIENT DE PARIS. Signé THEVENIN au dessus et à droite de l’exergue.
R : dans une couronne de feuillage, sur trois lignes : RECOMPENSE AU ZELE AN 1810 ; en haut, étoile portant un G.

       Platt date ce jeton de 1810, et ajoute : curieuse tranche rainurée. Nous le décrivons d’après Bramsen et Marvin.
       La loge a vécu sous ce nom de 1810 à 1906, date à laquelle elle devient Athéna.

160. LE BOUCLIER FRANÇAIS.

On peut remplacer la première phrase de la notice par celle-ci :
Nous avons pu voir un exemplaire qui porte au revers, conformément à la description de Bramsen, un triangle contenant en trois lignes 22 / SEPT / 1812. Cette date inexpliquée n'est donc ni une exception, ni une anomalie. Cette variante prendra le n° 160 a.

215. EMMANUEL ARAGO.

215 2215

       Il est maintenant possible de publier photo et description de ce jeton.

246. GARIBALDI.

32 mm. Maillechort.
A : sans légende ; étoile encadrée par équerre et compas, entourés de rameaux d’acacia ; signé MASSONNET.
R : œil rayonnant, au-dessus de la légende sur quatre lignes : GARIBALDI / R... E... A... A... /  361 / O... P....

       La parenté de cette pièce avec le jeton 289 de la loge le Mont Sinaï est évidente.
       La loge est constituée en 1904 par la GLDF, et fonctionne jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.
      Giuseppe Garibaldi (1807-1882), homme politique italien et français, combattit pour l’unité italienne, mais aussi pour la France en 1870. Il fut initié dans la Charbonnerie, au Grand Orient de France et artisan de l’unification des rites de Memphis et de Misraïm, dont il fut Grand Maître en 1881.

260. L’IMPERIALE DES FRANCS CHEVALIERS.

Modifier la notice :
Loge constituée en 1805, qui accueillait l’aristocratie militaro-maçonnique de la capitale. Cambacérès en était Vénérable d’honneur. Elle abritait une loge d’adoption (maçonnerie féminine), dont aurait fait partie l’Impératrice Joséphine, et qui a tenu une séance célèbre à Strasbourg en 1805. Selon Collaveri, il aurait été frappé pour célébrer cette tenue. Bramsen le classe à 1810.
 
324. LE REVEIL ECOSSAIS.
 
Nous pouvons aujourd'hui présenter les photos de cette plaquette.
 
x 324 3x 324 2
 
 
510. BESANÇON, DIRECTOIRE DE BOURGOGNE.
 
On peut ajouter à la notice cette précision :
L’avers présente les armes de la cinquième province de la Stricte Observance Templière : de gueules à la tête de mort d’argent et aux initiales de la devise Mors Omnia Æquat (la mort égalise tout).

513. BESANÇON, LA SINCERITE, LA PARFAITE UNION ET LA CONSTANTE AMITIE REUNIES.

Ajouter à la notice :
Cette médaille a été réalisée par le F... PANISSET, de la loge le Parfait Silence à Lyon (Eph. P. 294).

514. BESANÇON, LA SINCERITE, LA PARFAITE UNION ET LA CONSTANTE AMITIE REUNIES.

Nous avons vu cette médaille, et nous en publierons dès que possible la description et la photo.

532. CHARTRES, LA FRANCHISE.

Intercaler une avant-dernière phrase :
Cette hypothèse est confirmée par le règlement de la loge, daté de 1820, qui précise que le jeton a été créé en 1813 (merci à P.M. pour cette communication).

558. DOUAI, TRIBUNAL DES GRANDS JUGES.

          Là où notre description lit (comme tout le monde) C et O, nous proposons maintenant de voir des représentations schématiques de la lune et du soleil. Les deux signes, dont la signification était mystérieuse, n’ont pas les empattements, pleins et déliés habituels des lettres.

739. SAINT-JEAN D'ANGELY, L'EGALITE REGENEREE.

Nous pouvons aujourd'hui présenter les photos de ce jeton, et en préciser la description.

x 739 2x 739

783. VICHY, LA COSMOPOLITE.

Nous pouvons aujourd’hui compléter la description.
32 mm. Argent.
A : équerre et compas entrecroisés sur couronne d’acacia.
R : dans une couronne de laurier, gravé : LA ... COSMOPOLITE / OR... DE VICHY ; réserve pour attribution.

809. ROME, LA VERTU TRIOMPHANTE.

Nous pouvons aujourd'hui présenter les photos de cette pièce excessivement rare, et en corriger la description.

x 809 2x 809

 R : inscription en sept lignes : REGI ROMAE / VIRTVTIS TRIVMPHANTIS / AB HERODOMO SODALITAS / IV. ORDINVM EQVITES / MARIAE LODOVஃ  SOCII CONTVRஃ  / NVM SACRVM SOLLஃ  DIE DDஃ  / TEMPஃ  ROMஃ  Aஃ   Lஃ   5811 ; signé T. MERCANDETTI.

847. CERCLE DE LA GRANDE LOGE.

       En 2007, nous n’avions pas trouvé l’émetteur ni l’usage de ce beau jeton ni de la plaque suivante, ajoutant : "ils ne semblent pas provenir de la Grande Loge de France. Ils évoquent autant un cercle de jeux qu’un cercle maçonnique. La ceinture entourant un dextrochère armé reprend la forme des emblèmes des clans d’Ecosse."

       Or, il a existé un Cercle de la Loge, de la Grand’Loge, ou de la Grande Loge à Montpellier. Il a été créé en 1782, et semble à ses débuts se confondre avec une loge maçonnique, la Vraie Humanité. Mais l’imprécision règne encore sur ces liens. Le Cercle, en tout cas, s’est distingué très vite d’une loge maçonnique : il a un président, et non un vénérable ; il ne paye pas de capitation au Grand Orient ; enfin et surtout, ses activités sont la pratique de jeux de société, un restaurant, des études de société savante. Il aurait, jusqu’au début du vingtième siècle, groupé l’élite de la société montpelliéraine.
       Dans ces conditions, et s’ils ont bien cette provenance, nos jetons sont bien probablement des jetons de jeu, comme nous en faisions l’hypothèse en 2007.

Bibliographie : ROUZET (Charline), Franc-maçonnerie et francs-maçons à Montpellier 1750 – 1820, mémoire de maîtrise d’histoire, Université de Montpellier III, 1995.